Saturday, August 2, 2008

L’hypercholestérolémie, une maladie insidieuse (II)

L’excès de cholestérol, maladie silencieuse

Le plus souvent, lorsqu’on a trop de cholestérol dans le sang, personne ne peut donc le voir, et l’intéressé lui-même ne peut pas le sentir. Le seul signe de l’hypercholestérolémie est donné par l’analyse de sang, qui va montrer concrètement l’excès de cholestérol.

"Si ce signe est unique, il ne doit en aucun cas être mis en doute, même si l’on ne ressent rien", insiste le Dr Boris Hansel, du service d’endocrinologie, de nutrition et de prévention cardiovasculaire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. "De la même façon, ce n’est pas parce qu’on ressent quelque chose que le taux de cholestérol sanguin est en train de monter en flèche".

L’hypercholestérolémie est une maladie silencieuse qui évolue à bas bruit… et l’on peut se sentir en parfaite santé en ayant un taux de cholestérol trop élevé ce qui peut poser certains problèmes.

Le suivi du traitement est souvent difficile

Quand on se sent en bonne santé, il n’est pas facile de se motiver pour suivre des mesures hygiéno-diététiques ou pour prendre un médicament tous les jours. Conséquence : les interruptions du régime et/ou du traitement médicamenteux sont fréquentes. On estime que la moitié des patients sous traitement médicamenteux l’abandonnent dans l’année. De même, l’oubli du comprimé n’est pas rare : il est fréquent d’oublier ses médicaments sans même s’en rendre compte.

De façon générale, plusieurs facteurs sont pointés du doigt pour expliquer la difficulté de l’observance (du suivi) à un traitement. D’abord, elle dépend du nombre de prises : plus le nombre de médicaments à prendre par jour est élevé, moins l’observance est bonne. Elle dépend aussi du nombre de comprimés lors de chaque prise, du goût, de la taille des médicaments, et de l’horaire de la prise (on estime que le médicament est moins oublié s’il est prescrit le soir ou le matin, plutôt que le midi, le patient étant plus souvent à l’extérieur de son domicile).

Quelques clés pour optimiser le suivi du traitement

Pour favoriser l’observance au traitement, et ne pas se démotiver, quelques règles ou quelques trucs peuvent être mis en place entre le patient et son médecin. Il faut avant tout bien comprendre l’intérêt du médicament, comment il doit être pris, et ne pas hésiter à le redemander régulièrement au médecin. Si des oublis surviennent, il faut arriver à en évaluer précisément la fréquence, les circonstances de survenue et à trouver des astuces pour les éviter. L’oubli volontaire ou involontaire d’un médicament est parfois lié à la présence ou simplement la crainte des effets secondaires. En parler avec votre médecin permet de vérifier si ces effets peuvent être liés à la prise en charge, parfois de modifier la dose ou le traitement lui même, si ces conséquences sont vraiment gênantes. Toutefois, ces effets secondaires sont généralement très modérés… et les effets indésirables majeurs sont bien moins fréquents que ceux d’un traitement à base d’aspirine ou d’anti-inflammatoire par exemple.

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